03 janvier 2007

Le rouge et le noir

Le hasard des couleurs m'inspire une adaptation photographique chinoise naïve du roman de Stendhal...



26 décembre 2006

Les figurants

Ils portent sur leur visage
Leur passé de labeur, leur présent de misère
Ils sont de tous les ages,
Je les croise partout, mais ne leurs parle guère

Ils attendent ou ils passent, ils bousculent ou ils crachent
Ils observent ou ils fument, dansent ou jouent de la musique
Ils se ressemblent tous, mais en chacun se cache
Des espoirs, des secrets, et une histoire unique

Inconnus rencontrés au détour d'un village
Je voudrais aujourd'hui vous rendre cet hommage
Acteurs compositeurs de la grande scène chinoise
Vous êtes les figurants de mon présent voyage









"Si tu n'as pas ceux que tu aimes, aime ceux que tu as"

24 décembre 2006

Nature en Fête



Contraste saisissant lors de ce tour de Chine. Difficile de croire que Chine des tours de verre et Chine de la terre coexistent au sein de ce même pays. Les villes de l’est vivent déjà leur futur. Dans les zones rurales le temps semble s’être arrêté il y a plusieurs siècles.






J’aime me promener au milieu des marchés dans ces villages perchés dans le nord du Yunnan. Ces grands lieux animés sont le centre de vie de toutes les sociétés rurales. Ici ce sont les femmes des minorités ethniques Bai et Naxi qui viennent y échanger le produit des récoltes, de l’élevage, de la pêche, du travail au fourneau. Dans un festival de couleurs éclatantes, d’odeurs enivrantes, de bruits charmants, chacun fait son marché. J’aime cette expression, « faire son marché ». Ca veut dire je pèse, touche, observe, teste, sens, goute, je pique un grain de raisin, je compte, négocie, compare, prévois les prochains repas, discute, choisis, emballe, achète. Et bien sur les « Avec ceci ? Ce sera tout, merci ! »






Protégé du soleil par de grands arbres centenaires, cette petite marchande à la peau burinée écaille ses poissons encore vifs et vante leur fraicheur à qui veut bien l’entendre. Preuve vivante de l’efficacité de ses produits, un vieux charlatan récite ses boniments au détour d’une rue, proposant poudres de perlimpinpin et herbes médicinales qui guérissent de tout. Au beau milieu de la rue, le cordonnier en tablier installe sa machine à coudre manuelle dont la merveilleuse mécanique rouillée couine bruyamment à chaque tour de manivelle. Un peu plus loin le dentiste transforme chicots désordonnés en belles dents métalliques.

Avec leurs airs de Jean Pierre Coffe et d’Amélie Poulain, ces marchés de plaisirs simples et vrais offrent un bonheur atemporel de petite monnaie. Une société qui vit, une Nature en Fête. Joyeux Noël à tous !



22 décembre 2006

Les lumières de la ville







A Shanghai, 65% de l'électricité est produite à partir de charbon.